Avant que certaines séries post-apocalyptiques ne s’imposent comme des phénomènes mondiaux, Netflix avait déjà mis en ligne The Rain, une production danoise qui coche aujourd’hui des cases très familières pour les amateurs de dystopies. La série a duré trois saisons, s’est terminée il y a six ans, et pourtant elle reste nettement moins citée que d’autres œuvres récentes qui lui ressemblent par l’ambiance, le point de départ ou la structure du voyage.
Ce qui frappe surtout, c’est la manière dont cette série mélange deux idées qui parlent immédiatement aux spectateurs de Silo et de The Last of Us. D’un côté, un espace clos, protégé, quasi militaire. De l’autre, un parcours à travers un monde détruit où les survivants deviennent aussi dangereux que la menace qui a décimé la population.
Un bunker danois au cœur du point de départ
The Rain commence avec Simone et Rasmus, deux frères et sœurs confinés dans un bunker après qu’une pluie mortelle a anéanti presque toute la population en Scandinavie. Le cadre rappelle immédiatement le principe de Silo : une humanité réduite à vivre enfermée, sous contrôle, dans un environnement qui protège autant qu’il enferme.
Dans Silo, la société s’organise autour d’une infrastructure souterraine de grande ampleur. The Rain, lui, garde son décor plus resserré au départ, avant de faire bouger très vite son intrigue. Les personnages quittent la sécurité du bunker pour partir à la recherche de leur père disparu. C’est là que la série pose son identité : elle ne se contente pas d’exposer un monde fermé, elle lance immédiatement ses héros dans un déplacement risqué à travers un territoire ravagé.
Une quête qui fait penser à The Last of Us
C’est précisément sur cette route que The Rain se rapproche le plus de The Last of Us. Comme dans la série HBO inspirée du jeu vidéo, les protagonistes doivent traverser un monde dévasté où le danger ne vient pas seulement de la catastrophe initiale, mais aussi des autres survivants. La menace humaine devient alors presque aussi importante que le chaos qui a frappé la civilisation.
La différence centrale reste pourtant nette : ici, le danger n’est pas un champignon parasite, mais un virus mortel lié à la pluie. Cette idée donne à la série danoise sa propre tonalité, même si le schéma narratif évoque fortement un récit de voyage éprouvant, fragmenté en rencontres hostiles, en rareté des ressources et en avancée constante vers l’inconnu.
Nos sources soulignent aussi que ce parallèle ne repose pas uniquement sur The Last of Us. The Rain emprunte également à d’autres récits de science-fiction post-apocalyptique, avec une logique de sortie du bunker et de découverte progressive du monde extérieur. Mais c’est bien la comparaison avec ces deux séries, Silo et The Last of Us, qui résume le plus clairement son ADN.
Trois saisons, une fin, et un statut de série sous-estimée
The Rain n’a pas connu l’explosion médiatique des grandes réussites étrangères de Netflix. Pourtant, la série a bel et bien obtenu un parcours complet sur trois saisons, ce qui lui permet d’aller jusqu’à une conclusion que nos sources décrivent comme satisfaisante dans l’ensemble.
Cette conclusion n’est pas présentée comme parfaite. Certains spectateurs ont jugé que la saison 3 allait un peu trop vite et que certains retournements paraissaient trop commodes. Même avec cette réserve, la série conserve un avantage important pour les spectateurs qui aiment les dystopies : elle ne s’arrête pas au simple concept, et elle offre une vraie fin au lieu de laisser son monde à l’état de promesse inachevée.
C’est aussi ce qui explique pourquoi The Rain mérite encore d’être remis en avant aujourd’hui. Dans un paysage où Netflix a vu émerger plusieurs grands succès en langue non anglaise, la série danoise fait partie de ces titres restés à la marge malgré une réception critique favorable et une identité immédiatement lisible pour qui aime les mondes en ruine.
Pourquoi cette série peut encore trouver son public
Le principal intérêt de The Rain, pour le public actuel, tient à sa combinaison très simple : un bunker, un monde contaminé, une traversée dangereuse et des survivants qui ne valent pas tous mieux que le désastre extérieur. C’est une recette qui parle immédiatement aux amateurs de récits de survie, parce qu’elle mélange huis clos, exploration et tension permanente.
Pour les spectateurs qui ont accroché à Silo, la série danoise propose une variation plus directe et plus mobile du motif du refuge souterrain. Pour ceux qui ont été marqués par The Last of Us, elle reprend l’idée d’un voyage où chaque étape transforme les rapports entre personnages et chaque rencontre peut faire dérailler la mission. Dans les deux cas, The Rain n’imite pas servilement : elle reprend des ingrédients familiers pour construire son propre chemin.
Le fait qu’elle ait été lancée sans devenir un gigantesque phénomène ne la rend pas moins intéressante. Au contraire, cela en fait une série de rattrapage idéale pour ceux qui cherchent un récit post-apocalyptique complet, plus discret que les blockbusters télévisés du moment, mais fondé sur des idées très proches de celles qui attirent aujourd’hui le grand public.
Un rappel utile pour les amateurs de dystopies
The Rain montre qu’une série peut réunir des éléments très forts sans forcément devenir un phénomène mondial. Son bunker, sa pluie mortelle, sa traversée du territoire scandinave et son final en trois saisons suffisent pourtant à lui donner une vraie place dans le catalogue des dystopies marquantes de Netflix.
Pour les joueurs comme pour les spectateurs qui aiment les univers de survie, l’intérêt est évident : ce genre d’histoire repose sur des tensions très proches de celles que l’on retrouve souvent dans les jeux d’aventure ou de survie, avec une progression fondée sur la peur, la gestion de la menace et la méfiance envers les autres. The Rain peut donc servir de passerelle idéale pour retrouver ce type de sensation sans passer par un jeu, tout en gardant une narration compacte et achevée.
En pratique, la série s’adresse surtout à ceux qui veulent une dystopie lisible, courte et déjà terminée. Ce n’est pas une fresque immense ni une superproduction pensée pour écraser la concurrence ; c’est plutôt une œuvre qui mérite d’être redécouverte parce qu’elle avait, dès le départ, les bons ingrédients pour parler au public d’aujourd’hui.




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