Le prochain film Resident Evil a bien failli prendre une direction plus comique que prévu. Après des projections tests, son réalisateur Zach Cregger a finalement retiré une grande partie des blagues, convaincu que le long-métrage fonctionnait mieux avec moins d’humour et davantage de tension.
Un Resident Evil situé pendant les événements de Resident Evil 2
Ce nouveau film Resident Evil doit sortir le 18 septembre et se déroule pendant les événements de Resident Evil 2. En revanche, il ne racontera pas la même histoire que le jeu et mettra en scène des personnages inédits.
C’est un point important, parce que Zach Cregger ne cherche pas à transposer directement l’intrigue connue des joueurs. Son adaptation emprunte le cadre et l’atmosphère de cet épisode emblématique, mais elle construit son propre récit à l’intérieur de cet univers.
Les projections tests ont changé le ton du film
D’après ce que notre rédaction a pu vérifier, les premiers retours ont fait remonter un reproche précis : le film était perçu comme trop drôle. Cregger a expliqué qu’il a donc retiré autant de blagues que possible au fil des projections de test.
Le cinéaste affirme que ce choix a amélioré le film. À ses yeux, le public a mieux réagi après cette coupe, et lui-même a fini par préférer cette version plus resserrée. Il estime qu’une petite dose d’humour reste efficace dans un film d’horreur, mais que trop de blagues finit par nuire à l’ensemble.
Son constat est simple : il ne regrette aucune des blagues retirées. Pour lui, ce resserrage permet aux rares traits d’esprit restants de ressortir davantage, ce qui renforce leur impact au lieu de diluer l’ambiance.
Un réalisateur qui ne veut pas viser tous les fans à la fois
Dans le même entretien, Cregger a aussi assumé une position claire sur la manière d’aborder la licence. Il explique qu’il existe plusieurs façons d’être fan de Resident Evil : certains aiment surtout l’expérience de jeu, tandis que d’autres tiennent avant tout aux personnages, au lore et aux détails de l’histoire.
Son film ne mise pas sur ces éléments-là. Il ne met aucun personnage historique de la saga au premier plan, et le réalisateur dit ne pas vouloir construire son travail en fonction de toutes les attentes possibles. Son objectif reste de livrer la meilleure version du film qu’il est capable de faire.
Cette prise de position éclaire le projet : plutôt que de chercher à cocher toutes les cases de la licence, Cregger semble privilégier une adaptation qui assume sa propre identité. Pour une œuvre inspirée d’un jeu culte, c’est forcément un choix qui peut diviser.
Des choix qui préparent déjà la réception du film
Le réalisateur sait très bien que certaines personnes risquent de réagir négativement au fait que le film n’aligne pas les figures les plus connues de la saga. Il dit comprendre ce point de vue, mais refuse de laisser cette pression guider ses décisions créatives.
Cette manière d’aborder Resident Evil donne une indication utile sur la tonalité finale du film. Le projet ne semble pas chercher à séduire par la nostalgie pure ou par la répétition des codes familiers. À la place, il mise sur une lecture plus personnelle, avec une horreur plus sérieuse et un humour nettement réduit.
Pour le public, cela veut dire deux choses. D’un côté, le film s’éloigne des attentes les plus évidentes d’une adaptation de Resident Evil. De l’autre, il pourrait proposer une ambiance plus tendue, plus lisible et moins instable qu’une version trop chargée en gags.
Un signe encourageant pour ceux qui veulent surtout de l’horreur
Au final, le message envoyé par Zach Cregger est assez net : il préfère retirer des blagues plutôt que de laisser le ton s’égarer. Pour les joueurs qui attendent avant tout une adaptation capable de retrouver le malaise, la tension et la pression propres à Resident Evil, c’est un signal plutôt intéressant.
Reste évidemment à voir si cette approche convaincra au moment de la sortie. Mais sur le papier, le film semble avoir choisi une direction plus cohérente avec son genre : moins de comédie, plus de survie, et une adaptation qui ne cherche pas à plaire à tout le monde en même temps.
C’est souvent là que se joue la réussite d’une adaptation de jeu vidéo : pas dans l’accumulation de références, mais dans la capacité à retrouver ce qui faisait la force de l’œuvre d’origine. Ici, Cregger parie clairement sur l’atmosphère plutôt que sur le clin d’œil permanent, et c’est probablement ce qui fera la différence pour les joueurs les plus attentifs.




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